Se donner le temps d'aller mieux, devenir indulgent avec soi-même

by - 9/24/2017 01:03:00 PM


Hello,

Si vous ne me connaissez pas personnellement, vous devez le deviner à travers mes derniers articles, notamment celui là, que ma vie a changé ces derniers temps. Je ne vais pas développer plus que ça le point "ma vie est entièrement nouvelle et ça me fait flipper et en même temps kiffer" car c'est exactement le sujet de ce dernier article. Article qui vous a beaucoup plu et pour lequel j'ai eu de très beaux retours, je voulais d'ailleurs vous remercier de tout mon cœur. 
Non aujourd'hui, j'aborde un autre aspect des conséquences du séisme que j'ai pu connaître dans ma vie : accepter d'être indulgent, et de prendre le temps d'aller mieux. Pour vous replacer dans le contexte, j'ai vécu maintenant il y a quelques mois, une rupture. Pas une de ces ruptures violentes dignes d'un teen drama américain (et pourtant ma vie est remplie de ce type de drama, c'est un exploit!), mais une rupture qui vient clore une longue période de ma vie. Une période où tout avait changé pour moi, je savais alors également que cette rupture allait changer bien d'autres choses. Bien sûr, même si cette rupture n'était pas sous le signe du drama, elle a entraîné moult larmes et positions fœtales. Mais rapidement, j'ai voulu me reprendre, aller mieux, reprendre du poil de la bête. Non pas dans le but d'une vengeance un peu nulle envers l'autre personne concernée par la rupture, mais pour moi. Oui, je voulais aller bien pour moi, parce que si je n'ai pas forcément tout compris dès le début (et je ne dis pas que c'est le cas encore aujourd'hui), j'avais déjà compris que j'allais désormais me considérer comme la personne la plus importante de mon monde, et prendre soin de moi comme jamais. Oui c'était un bon point, sauf que j'ai voulu aller trop vite, beaucoup trop vite.

Me bouger, m'occuper, voir des amis, blogger, découvrir des choses.. Tout ça aurait été bien si ce n'était pas de la compensation. Oui, tout ça peut-être le début du "je vais mieux", mais quand tout cela vient trop tôt, c'est encore plus dévastateur. On vit dans un monde où le aller bien, où le sourire et le bonheur permanent sont des conditions nécessaires pour pouvoir se montrer. Pleurer ne doit pas exister, aller mal ne doit pas être possible, ou bien pendant quelques jours pas plus, seulement pour montrer que oui nous avons tous une sensibilité. Ce qui est mal vu, mal assumé c'est (pardonnez moi l'expression) d'en chier. Avez vous déjà entendu quelqu'un assumer d'en avoir chier, d'avoir eu du mal à s'en sortir ? A noter que je ne parle pas ici de dépression, c'est encore complètement différent. Moi, qui entame un master en psychologie, je me suis aussi faite avoir par ces règles. J'ai voulu aller mieux, trop vite.

Alors j'y ai cru, et puis d'un coup c'est revenu comme une grosse claque dans la figure. Et c'est encore plus dur de voir que ce début de petit monde qu'on s'était créé vient à s'écrouler encore une fois. Et bien sûr ce sont le genre de choses qu'on ne peut apprendre que par soi-même: j'ai eu beaucoup de bons conseils de gens autour de moi. Mais impossible de les entendre, il a fallu que j'apprenne par moi-même. 

Mon discours peut paraître déprimant mais finalement ça ne l'est pas : au contraire, il faudrait se libérer. Oui on a le droit d'aller mal, pendant quelques jours, semaines, mois. On a le droit de souffrir pendant longtemps, ou même très peu cela fonctionne dans le sens inverse, sans que l'on ai à dire que c'est à cause d'une dépression. Parce que précipiter notre "je vais mieux" ne fera qu'empirer les choses. S'écouter, c'est aussi accepter de se rétamer, de faire des erreurs. Parce qu'au final toutes ces choses, tous ces moments qui sont les plus réels selon soi, sont ceux qui permettent d'avancer. C'est dans ces soirs là où les émotions prenaient le dessus que je me suis le plus rendu compte de ce qui n'allait pas, à plus petite échelle. Les choses à faire, à régler devenaient ainsi beaucoup plus claires.

Aujourd'hui, j'ai l'impression d'avoir évolué, grandit par rapport à cette histoire. Et par rapport à moi-même d'ailleurs: quand on se retrouve face à soi, on en apprend toujours beaucoup. Je peux honnêtement dire me sentir bien en ce moment. Pour conclure, je veux vraiment insister sur le message de cet article : même si la mode est à qui aura la plus belle vie, et le bonheur le plus exposé, si vous allez mal, vous avez le droit. Gardez vous le droit d'aller mal, même si c'est pour une période que les autres jugeraient "trop longue". C'est seulement en étant indulgent avec soi-même que les jours plus heureux reviendront, naturellement et sans avoir à feindre quoi que ce soit.  

En gros, acceptez d'aller parfois mal, pour ensuite aller mieux, et pour de vrai.
Bisous ♡

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